Séminaires doctoraux
L’École doctorale pilote les séminaires doctoraux. Une dizaine de cycles de séminaires sont ouverts chaque année. Chaque séminaire est dirigé par un directeur/trice de recherche. Le séminaire doit comporter au moins dix doctorant.e.s inscrits. Plusieurs dispositifs pédagogiques fonctionnent simultanément. Les séminaires méthodologiques combinant l’intervention de l’enseignant, d’un invité et/ou de doctorants constituent le dispositif le plus fréquent. De plus en plus de séminaires sont insérés dans le parcours doctoral et permettent à la fois l’intégration des nouveaux doctorants dans la communauté de recherche ainsi que le suivi des doctorants en D3 et plus à l’occasion de l’organisation de jury de pré-soutenance de thèse.
Les séminaires sont ouvert à tous les doctorants de l’école doctorale APESA et Master travaillant en arts plastiques, esthétique, cinéma, design ou dans d’autres domaines inscrits à l’université Paris1, ainsi que les doctorants des universités nationale et internationale, en tenant compte de la capacité d'accueil. INSCRIPTION AU SEIN DU SECRÉTARIAT DE L'ED
Séminaires doctoraux 2026
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Vers une théorie critique du design - Habitabilité versus espace public avec Catherine Chomarat-Ruiz
Ce séminaire développe une théorie critique du design au regard de l’école de Francfort et de l’anthropologie politique. En 2025-2026, il part du texte que Jürgen Habermas a consacré à l’espace public — à savoir L’Espace public — pour ressaisir la notion d’ « habitabilité du monde » au regard du concept « d’espace public ». Puis il dépasse la postérité critique de cet écrit en se fondant sur l’anthropologie politique de Philippe Descola. Il se clôt par une journée d’étude internationale qui, dédiée à « L’habitabilité versus espace public », se tient les 10 et 11 avril prochain. Il ambitionne ainsi de former à la recherche par la recherche, et offre en outre l’opportunité aux doctorantes et doctorants de communiquer leurs travaux devant des collègues aguerris.
En salle 440 et en visioconférence
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L’essayisme du présent : expérimenter la recherche en art avec Matthieu Saladin
Expérimenter la recherche en art signifie en premier lieu que sa définition n’est pas arrêtée, qu’elle peut opérer selon une diversité de méthodes, souhaitant éventuellement la renouveler, et qu’elle peut donner lieu à une pluralité d’expériences. Comme l’écrivait John Cage dans son manifeste sur l’expérimentation artistique, le processus que cette dernière engage n’a en soi rien d’assuré et se doit d’abord d’être compris « simplement comme un acte dont le résultat est inconnu ». Pour autant, toute expérimentation s’inscrit dans un contexte – notamment institutionnel dans le cas d’une recherche universitaire – qui dès lors oriente et conduit le champ des possibles qu’elle est susceptible d’ouvrir. En retour, l’expérimentation peut également avoir pour tâche de problématiser ledit contexte au regard d’enjeux sociopolitiques qui lui sont contemporains. Ce séminaire souhaite étudier les relations entre l’expérimentation artistique et la recherche universitaire dans le champ des arts. Il propose de se confronter à différentes expériences méthodologiques expérimentales qui tentent aujourd’hui d’articuler création et recherche. Le séminaire sera co-construit avec les doctorant·es inscrit·es. Chaque séance se présentera comme la mise en œuvre d’un certain « essayisme du présent » en associant la présentation d’une recherche doctorale en cours et une invitation adressée à un·e chercheur·se et artiste.
Jeudi 16 avril de 16h à 18h en salle 111
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Méthodes et fictions avec Christophe Viart
Ce séminaire s’inscrit dans la continuité du précédent séminaire Le langage autorisé qui se donnait pour tâche d’interroger la place et la fonction des dits et des écrits des artistes, mais aussi des images et des gestes, dans la recherche en art et en sciences de l’art.
Le séminaire Méthodes et fictions propose de réfléchir sur les «modes d’existence de l’œuvre à faire» (Étienne Souriau). Il vise à étudier les processus d’action, de narration, de construction, d’investigation à l’œuvre dans les arts plastiques et visuels, comme dans les autres arts et les sciences. Particulièrement sensible aux notions d’écologie des images et d’écologie des autres, ce séminaire entend s’ouvrir à des sujets originaux et à des approches novatrices pour imaginer des manières différentes de penser et de faire des mondes aujourd’hui.
Il emprunte son titre autant à Descartes qu’à Stéphane Mallarmé, tout en se référant aussi bien aux notions de savoirs situés (Donna Haraway) et de formes de vie (Marielle Macé) : « Toute vie est consubstantielle à son “comment” ».
Pensée comme un temps de rencontres, chaque séance du séminaire engage les doctorantes et doctorants à considérer ensemble leurs méthodes, leurs corpus et leurs sujets de recherche, en associant régulièrement une personnalité invitée pour partager leurs expériences et leurs réflexions.En salle 243 et en visioconférence
Calendrier des séances :
- Mercredi 21 janvier 2026, 17h :
- Mardi 24 février 2026, 17h
- Mardi 24 mars 2026, 17h
- Mardi 12 mai 2026, 17h
- Mardi 16 juin 2026, 17h
- Mercredi 23 septembre 2026, 17h
- Mercredi 21 octobre 2026, 17h
- Mercredi 18 novembre 2026, 17
- Mercredi 16 décembre 2026, 17h
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Formes et pratiques performatives : quelles questions aujourd'hui ? avec Pascale Weber
La performance se caractérise par une mise en jeu intense du corps, pour jouer sur l’expression, sa diversité, son étendue. Y sont mobilisés les forces d’émotions perçues « comme des moteurs et des sources de légitimité de l’engagement, permettant de passer du “je” d’une expérience individuelle au “nous” collectif ». Ce qui conduit à une réflexion sur la mise en jeu des motivations et des affects. Les pratiques performatives prises en compte prennent les formes les plus variées qui permettent d’interroger le présent avec une redoutable pertinence. Elles font affleurer aussi leur potentiel critique et/ou subversif, dérangeant les cadres habituels dans le domaine institutionnel jusqu’au champ anthropologique lui-même. Les interrogations qui ne peuvent manquer de surgir inscrivent notre démarche le plus concrètement dans les projets du LAP, en leur donnant une orientation spécifique. C’est cette dimension de réflexions sur le présent, ses caractéristiques, ses polémiques, ses crises, par la mise en jeu du corps, qui est au centre du projet de ce séminaire. Il tend à capter au delà des formes les forces mises en œuvre. Ce séminaire, qui existe désormais depuis huit ans, poursuit l’exploration des enjeux théoriques, esthétiques et politiques liés à la performance dans les arts vivants contemporains. Il s’attache à croiser les apports de la recherche et de la création, autour des formes d’action symbolique portées par le corps, la voix, le geste, l’écriture ou l’image. La performance, en suraccentuant la présence physique et ses manifestations, permet d’interroger autrement notre rapport au présent, aux institutions, aux mémoires et aux formes de vie collectives. Elle constitue aujourd’hui une scène privilégiée de questionnement du politique et d’invention de nouveaux modes de résistance, qu’il s’agisse de dénoncer des systèmes de domination ou de rouvrir des espaces de sens commun. L’édition 2025-26 met en dialogue des pratiques et des savoirs hétérogènes : écriture-performance, voix et sonorité, gestes critiques, performativité du sensible et du numérique, hybridations entre théâtre et action performative, archives vivantes et corps social. Elle interroge les conditions de production et de réception des performances dans divers contextes culturels, ainsi que les mutations contemporaines de la scène politique qu’elles engagent. Les interventions de cette année — artistes, performeurs et chercheur·es — envisagent la performance comme lieu de pensée et d’expérience : voix féministes et archives incarnées (Giraudon), poétique de la résistance et mémoire du théâtre en contexte autoritaire (Dos Santos), relations entre écriture, corps et présence (Carbonnier), enjeux de la voix et de la traduction performative (Lombardi Vallauri), ou encore circulation des formes sportives et performatives (Mignon). Notre perspective demeure celle d’un dialogue constant entre pratique et théorie, entre les choix esthétiques et les revendications politiques qui les sous-tendent — afin de dégager des outils critiques permettant de comprendre les formes inédites que le performatif ne cesse aujourd’hui de produire.
Salle AS1_24 à l'EHESS 54 boulevard Raspail 75006 et en visioconférence
Programme - 9 séances
17 février 2026 : « Performance et Ecologie », Pascale Weber (PU, ACTE/P1), « Performer le tour du monde en 1936 : l’expérience artistique de Jean Cocteau », Sylvie Roques (chercheure associée HDR -LAP (EHESS/CNRS, UMR 8177 )
3 mars 2026 : "Les rapports entre l'art et le corps exprimés dans la correspondance de Louis Morel d'Arleux, garde des dessins, planches gravées et estampes, puis conservateur des dessins et de la chalcographie du Louvre, de 1797 à 1827 » Paul Carbonnier(doctorant CRAL, EHESS)
17 mars 2026 : « Le travail “du clic” : interroger le geste productif et ses implications pour la subjectivité politique des travailleurs de l'intelligence artificielle », Antonio Casilli (professeur Institut Polytechnique de Paris)
31 mars 2026 : « la performativité de la voix à partir d’une étude de compositeurs contemporains Italiens » Stefano Lombardi Vallauri (professeur associé en musicologie à l’Université IULM de Milan)
7 avril 2026 : « De la performance sportive à la performance artistique » Patrick Mignon (sociologue, ancien directeur du laboratoire de sociologie de l’INSEP)
5 mai 2026 : « Mon corps en performance. L'idée d'un geste », Agnès Callu (historienne et philosophe de l'art, chercheure membre statutaire HDR au LAP, EHESS/CNRS, UMR 8177)
19 mai 2026 : « Écrire dessiner archives d’un geste », Liliane Giraudon (poète, autrice et artiste)
2 juin 2026 : « Théâtre et immigration portugaise, Cá e Lá (1979-2025) : le corps bâti en miroir du corps blessé », Graça Dos Santos (professeur UR Études romanes, directrice adjointe du Département d’études lusophones, Université Paris Nanterre)
16 juin 2026 : Conclusion, Georges Vigarello, Sylvie Roques, Pascale Weber
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Trois formes de géo- -politique, -esthétique, -poétique avec Jacinto Lageira
Il s’agira, cette année, de mettre en relation la géopolitique avec la géo-esthétique et la géopoétique, rarement étudiées dans leur interaction, et de comprendre comment les œuvres des arts et l’esthétique, le sensible, s’en trouvent inéluctablement modifiés.
Des séminaires, partiellement ou entièrement, seront réservés aux présentations/discussions des projets de recherche par les doctorants.
Les séminaires durent de 18h à 20h en salle 311.
Les prochaines séances sont : jeudi 19 février ; jeudi 19 mars ; jeudi 16 avril
Séminaire international APESA
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Ecole doctorale APESA
Coordination : Barbara Formis (Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
Organisé par l’École doctorale APESA, et en partenariat avec l’Institut ACTE (UR 7539) et l'UFR04 des arts de la sorbonne, ce séminaire s’inscrit dans le programme des Professeur·es invité·es de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Il interroge les dynamiques contemporaines de la création et de la pensée artistique à travers les interventions de professeur·es invité·es et invitant·es, dont les travaux témoignent de la vitalité des échanges scientifiques de la recherche en art et en esthétique.
Ancré dans la Bibliothèque de l’École des arts, le séminaire favorise le dialogue entre chercheur·ses, artistes et doctorant·es autour des enjeux actuels de la recherche artistique, dans une perspective ouverte et internationale.
Chaque séance associe un·e doctorant·e répondant·e, qui contribue à la discussion scientifique et à la mise en perspective des interventions.
La participation au séminaire peut être intégrée au parcours de formation doctorale des inscrit·es de l’École doctorale APESA, en reconnaissance de leur implication dans la vie scientifique.
> Première Séance : Lundi 16 février 17h30-19h30 Archéologie des médias artistiques avec Barbara Grespi (Université de Milan)
Répondant : Aliocha Durand (doctorant APESA) avec Barbara Formis (Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
> Deuxième Séance : Jeudi 26 février, 17h30-19h30 Expérimenter la vision : cinéma, perception et imaginaires symboliques avec Tadeu Capistrano (Université Fédérale de Rio de Janeiro, Brésil)
Répondante : Meris Angioletb (doctorante APESA) avec Lydie Delahaye (Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
> Troisième Séance : Lundi 09 mars 17h30-19h30
Ceci est un cinéma d’auteur belge: cinéma d’auteur belge inspiré du cinéma moderniste italien, français et belge avec Wouter Hessels (RITCS, Royal Institute for Theatre, Cinema & Sound, Belgique)
Répondant·e : Catherine Belkhodja avec Frédéric Sojcher (Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
> Quatrième Séance : Jeudi 26 mars 17h30-19h 30 Les influences et les problématiques inhérentes à la pratique, à l'enseignement et à la recherche en design au Brésil avec Airton Cattani (Université fédérale du Rio Grande do Sul - Porto Alegre, Brésil)
Répondant·e : Léa Becquet (doctorante APESA) avec Sophie Fétro (Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
> Cinquième Séance : Mardi 31 mars : 17h30-19h30 Machines hybrides et esthétiques du posthumain avec Sofian Audry (Université du Québec à Montréal (UQAM), Canada)
Répondant : Salomé Jishkairiani (doctorant APESA) avec Jean-Marie Dallet (Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
> Sixième Séance : Lundi 13 avril, 17h30-19h30 La recherche-création, une recherche audio-visuelle (titre provisoire) avec Serge Cardinal (Université de Montréal, Montréal, Canada)
Répondante : Ipek Karan (doctorante APESA) avec Caroline San Martin (Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et Mathias Lavin (Paris 1 Panthéon-Sorbonne)
Séminaire école doctorale APESA et Université de Paris Saclay
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Éthiques & mythes de la création - Sylvie DALLET
Date : 9 avril 2026 à partir de 17 heures 30 en présentiel
Le 9 avril, l’École Doctorale Arts Plastiques, Esthétique et Sciences de l’Art de l’Université de ParisI s'associe à l'Université de Paris Saclay pour une séance exceptionnelle du séminaire “Éthiques & mythes de la création” (EMC) dirigé par Sylvie Dallet (Institut Charles Cros / Centre d’Histoire Culturelle des Sociétés Contemporaines, autour de l’animalité artistique et transcendée (dont le chamanisme). Entrée libre dans la limite des places disponibles : merci de confirmer votre présence par mail sylvie.dallet@uvsq.fr
Lieu : Université Paris I- Panthéon Sorbonne, Centre Saint Charles, 47 rue des Bergers, 75015 Paris, salle 244.
Thème de la séance : Animaux fantasmés, animaux transcendés.
Thématique : La figure de l’animal varie selon les cultures contemporaines, dans une énigme interprétative qui convoque des héritages spirituels anciens aussi bien qu’elle questionne le politique, dans ses usages domestiques ou ses capacités contestataires. Deux conférences illustreront cette créativité animalière (modérateur professeur Miguel ALMIRON, Paris I ) :
- Sylvie DALLET, professeure des universités (Arts), directrice de recherches (CHCSC- UVSQ Paris Saclay) et peintre, autrice de l’ouvrage « Chamanisme & sorcellerie, destins croisés » (2024) et postfacière de l’ouvrage collectif « Miroirs de l’âme, voyages en esprit », dirigé par Giulia Bogliolo Bruna & Adrien Viel (2025). Cinq peintures de Sylvie Dallet seront exposées toute la journée du 9 avril, salle 244.
- Wei LIU, artiste chinoise et docteure en Arts (Université de Paris Saclay), autrice de « L’animalité dans l’art contemporain chinois depuis 1978 »
Résumés :
Sylvie DALLET : la domestication de certaines espèces et l’évolution des besoins en nourriture effacent souvent, à l’époque contemporaine, la figure de l’animal, partenaire ancestral de l’humanité. Pourtant, l’animisme traditionnel attribuait à chaque espèce une âme qui pouvait, naguère, tels que les contes en attestent, s’inscrire sur des chemins d’alliance avec l’être humain. Cette voie de l’attention sensible, a forgé, dans les différente cultures, les formes expressives du chamanisme qui combine, par la transe, l’animalité première avec une parentalité mythique. Au delà de formes protectrices des bannières archaïques (le loup, l’ours, le léopard…), la mythologie gréco-latine, réservoir alternatif de la pensée européenne, assignait à l’animal (biche, cygne, lion etc), la capacité des transformations divines ou de l’accompagnement sauvage. La création artistique perpétue ces formes d’alliances où la créativité du symbolisme permet la pensée.
Wei LIU : Dans l’art contemporain chinois, l’animal apparaît comme une figure centrale, à la croisée de la tradition et de la modernité, de l’Orient et de l’Occident. Quelle est la signification de cette présence dans la création post-1978 ? À partir de l’analyse d’œuvres majeures et d’une réflexion issue de ma pratique artistique, cette communication montre que l’animal fonctionne à la fois comme métaphore et comme présence active, participant à une redéfinition de l’humanité après la Révolution culturelle.En replaçant ces pratiques dans l’histoire de la pensée chinoise et ses transformations sous influences judéo-chrétiennes et marxistes, nous proposons d’interpréter le sacrifice de l’animal comme un phénomène esthétique que nous nommons « animaRité ». Dans un contexte post-Covid et face à l’essor de l’intelligence artificielle, cette notion ouvre des perspectives vers une relation de complémentarité entre l’homme et l’animal.
Séminaire Collège de France et l'École doctorale APESA
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Séminaire Collège de France
En 2026, l'École doctorale APESA et le Collège de France ont signé une convention de partenariat.
Cette convention vise à encourager les étudiants de l'École doctorale APESA à assister aux cours dispensés au Collège de France dans le cadre de leur thèse, et à valider leur présence sous forme d'« unité d'enseignement ».
Chaires actuelles | Collège de France
https://www.college-de-france.fr/fr/chaires-actuelles
https://www.calameo.com/read/00665236369ef913b2884